lundi 13 juin 2011
Où va l’argent? Que peut-on faire?
La France pillée (5/5) : Où va l’argent? Que peut-on faire? - Les Inrocks, 25 mai 2011
Lutter contre la corruption : un enjeu pour la présidentielle ?
http://insecurite.blog.lemonde.fr/2011/06/12/lutter-contre-la-corruption-une-promesse-pour-2012/http://www.blogger.com/img/blank.gif
Le site des Inrocks achève avec cette cinquième et dernière livraison la publication du rapport « la France pillée » de l’association Anticor (association créée en 2002, regroupant des élus et des citoyens « venant de tous horizons politiques et philosophiques », dont le président d'honneur est le magistrat Éric Halphen).
Lors des épisodes précédents, l’association avait exploré différentes facettes de ce pillage : cadeaux fiscaux , naïveté des collectivités locales face aux banques qui leur ont vendu des emprunts toxiques, complaisances devant les conflits d’intérêts, braderie du patrimoine de l’État, tolérance sur les activités de lobbying, défaillances des instances de contrôle (tribunaux de commerce ou autorités indépendantes), dépénalisation silencieuse engagée sous des apparences techniques, inexécution des sanctions pécuniaires prononcées… A présent, elle passe aux propositions.
Ces dernières s’articulent autour de deux idées fortes : l’indépendance des institutions de contrôle et la surveillance citoyenne. De ce point de vue, le projet de loi visant à instituer un secret des affaires (voir notre chronique précédente) est un sérieux coup porté à l’alerte éthique que ce rapport propose d’institutionnaliser et de protéger (boîte mails, numéro vert, alerte justice…).
Au total, Anticor fait 23 propositions pour agir parmi lesquelles :
* L'interdiction de confier des marchés publics à des entreprises installées directement ou indirectement (filiales) dans des paradis bancaires et fiscaux. De même, les collectivités locales ne doivent pas entretenir de liens financiers avec des établissements qui ont des activités dans ces mêmes paradis fiscaux.
* Le rétablissement des dispositions de la loi du 4 janvier 2001 pour donner aux comités d’entreprise l’information nécessaire sur les aides publiques dont bénéficie leur société, et leur permettre d’alerter les autorités si ces aides ne sont pas utilisées conformément à leur objet.
* La surveillance citoyenne de l’exécution des marchés publics et notamment renforcement du rôle des commissions d’usagers de service public.
* L'interdiction des cumuls de fonction pour tout membre d’une instance de contrôle en lien avec l’objet contrôlé.
* L'interdiction du lobbying.
* La possibilité d’action de groupe citoyenne, notamment pour saisir les juridictions.
* Faire de l’absence de condamnation pour corruption une condition d’éligibilité.
* Surveiller la réelle exécution des peines civiles et pénales infligées aux élus.
On le voit, ces propositions n'ont rien d'extravagant ni d'extraordinaire. Elles semblent au contraire découler d'une posture très pragmatique et de l'observation de la réalité des conduites de nombre de responsables politiques. Elles pourraient ainsi constituer le socle d'une réforme majeur de la démocratie française.
L'association Transparency Internationale positionne la France seulement à la 25ème place dans le classement mondial de la corruption par pays, loin derrière la plupart des pays occidentaux et même certains pays d'Amérique du Sud.
Voilà un bel enjeu pour les élections présidentielles de 2012. Les candidats - en particulier ceux qui sont si prompts à parler de la délinquance des habitants des quartiers pauvres - auront-ils le courage de s'attaquer aussi à la délinquance des élites ?
Références
- Le dossier « Délinquances économiques et financières, délinquance des élites » réalisé par Thierry Godefroy (CNRS, Cesdip).
- Un précédent billet publié sur ce blog sur les représentations de la corruption en France.
- Une tribune publié par Le Monde le 13 novembre 2010 : «Délinquance économique : l'impunité s'accroît en France» (par Thierry Godefroy et Laurent Mucchielli).
Le site des Inrocks achève avec cette cinquième et dernière livraison la publication du rapport « la France pillée » de l’association Anticor (association créée en 2002, regroupant des élus et des citoyens « venant de tous horizons politiques et philosophiques », dont le président d'honneur est le magistrat Éric Halphen).
Lors des épisodes précédents, l’association avait exploré différentes facettes de ce pillage : cadeaux fiscaux , naïveté des collectivités locales face aux banques qui leur ont vendu des emprunts toxiques, complaisances devant les conflits d’intérêts, braderie du patrimoine de l’État, tolérance sur les activités de lobbying, défaillances des instances de contrôle (tribunaux de commerce ou autorités indépendantes), dépénalisation silencieuse engagée sous des apparences techniques, inexécution des sanctions pécuniaires prononcées… A présent, elle passe aux propositions.
Ces dernières s’articulent autour de deux idées fortes : l’indépendance des institutions de contrôle et la surveillance citoyenne. De ce point de vue, le projet de loi visant à instituer un secret des affaires (voir notre chronique précédente) est un sérieux coup porté à l’alerte éthique que ce rapport propose d’institutionnaliser et de protéger (boîte mails, numéro vert, alerte justice…).
Au total, Anticor fait 23 propositions pour agir parmi lesquelles :
* L'interdiction de confier des marchés publics à des entreprises installées directement ou indirectement (filiales) dans des paradis bancaires et fiscaux. De même, les collectivités locales ne doivent pas entretenir de liens financiers avec des établissements qui ont des activités dans ces mêmes paradis fiscaux.
* Le rétablissement des dispositions de la loi du 4 janvier 2001 pour donner aux comités d’entreprise l’information nécessaire sur les aides publiques dont bénéficie leur société, et leur permettre d’alerter les autorités si ces aides ne sont pas utilisées conformément à leur objet.
* La surveillance citoyenne de l’exécution des marchés publics et notamment renforcement du rôle des commissions d’usagers de service public.
* L'interdiction des cumuls de fonction pour tout membre d’une instance de contrôle en lien avec l’objet contrôlé.
* L'interdiction du lobbying.
* La possibilité d’action de groupe citoyenne, notamment pour saisir les juridictions.
* Faire de l’absence de condamnation pour corruption une condition d’éligibilité.
* Surveiller la réelle exécution des peines civiles et pénales infligées aux élus.
On le voit, ces propositions n'ont rien d'extravagant ni d'extraordinaire. Elles semblent au contraire découler d'une posture très pragmatique et de l'observation de la réalité des conduites de nombre de responsables politiques. Elles pourraient ainsi constituer le socle d'une réforme majeur de la démocratie française.
L'association Transparency Internationale positionne la France seulement à la 25ème place dans le classement mondial de la corruption par pays, loin derrière la plupart des pays occidentaux et même certains pays d'Amérique du Sud.
Voilà un bel enjeu pour les élections présidentielles de 2012. Les candidats - en particulier ceux qui sont si prompts à parler de la délinquance des habitants des quartiers pauvres - auront-ils le courage de s'attaquer aussi à la délinquance des élites ?
Références
- Le dossier « Délinquances économiques et financières, délinquance des élites » réalisé par Thierry Godefroy (CNRS, Cesdip).
- Un précédent billet publié sur ce blog sur les représentations de la corruption en France.
- Une tribune publié par Le Monde le 13 novembre 2010 : «Délinquance économique : l'impunité s'accroît en France» (par Thierry Godefroy et Laurent Mucchielli).
mardi 8 mars 2011
Affaire Karachi: le mystère de Vaduz
L'Express, 9 mars 2011
Par Jean-Marie Pontaut et Anne Vidalie, publié le 09/03/2011 à 08:00
L'affaire Karachi connait de nouveaux rebondissements. L'enquête pourrait désormais se concentrer sur une société-écran basée au Liechtenstein.
Dans l'enquête sur les ventes d'armes françaises au Pakistan et à l'Arabie saoudite, de nouveaux rebondissements conduisent à plusieurs circuits financiers complexes.
L'un des intermédiaires, Ziad Takieddine, est suspecté d'avoir mis en place, lors des contrats Agosta et Sawari II, une société-écran basée à Vaduz, au Liechtenstein.
L'Express peut révéler que cette société, la Rabor Anstalt, a été fondée le 22 septembre 1993, année où les balladuriens, alors au pouvoir, s'intéressaient à ces contrats.
Administrée officiellement par deux avocats de Vaduz, elle a été mise en liquidation le 9 octobre 2008, alors que le volet financier de l'enquête entrait dans une phase décisive...
Seule une commission rogatoire internationale délivrée par la France permettrait de retracer le cheminement des fonds et d'identifier les bénéficiaires d'éventuelles rétrocommissions.
En Suisse, la justice française a déjà retrouvé la trace d'une autre société intermédiaire, la Mercor.
Une perquisition menée chez un notaire a permis de saisir l'original d'un contrat de vente sur lequel le nom de Ziad Takieddine aurait été maladroitement effacé.
Par Jean-Marie Pontaut et Anne Vidalie, publié le 09/03/2011 à 08:00
L'affaire Karachi connait de nouveaux rebondissements. L'enquête pourrait désormais se concentrer sur une société-écran basée au Liechtenstein.
Dans l'enquête sur les ventes d'armes françaises au Pakistan et à l'Arabie saoudite, de nouveaux rebondissements conduisent à plusieurs circuits financiers complexes.
L'un des intermédiaires, Ziad Takieddine, est suspecté d'avoir mis en place, lors des contrats Agosta et Sawari II, une société-écran basée à Vaduz, au Liechtenstein.
L'Express peut révéler que cette société, la Rabor Anstalt, a été fondée le 22 septembre 1993, année où les balladuriens, alors au pouvoir, s'intéressaient à ces contrats.
Administrée officiellement par deux avocats de Vaduz, elle a été mise en liquidation le 9 octobre 2008, alors que le volet financier de l'enquête entrait dans une phase décisive...
Seule une commission rogatoire internationale délivrée par la France permettrait de retracer le cheminement des fonds et d'identifier les bénéficiaires d'éventuelles rétrocommissions.
En Suisse, la justice française a déjà retrouvé la trace d'une autre société intermédiaire, la Mercor.
Une perquisition menée chez un notaire a permis de saisir l'original d'un contrat de vente sur lequel le nom de Ziad Takieddine aurait été maladroitement effacé.
lundi 7 mars 2011
Un intermédiaire de l'affaire Karachi arrêté à son retour de Libye
Le Monde, 7 mars 2011
Selon Lexpress.fr, Ziad Takieddine a été arrêté samedi 5 mars à l'aéroport du Bourget. L'homme, connu pour avoir été l'intermédiaire entre la France et le Pakistan pour les contrats Agosta de vente de sous-marins, à l'origine de l'affaire de Karachi, revenait de Libye.
Ziad Takieddine était à bord d'un appareil privé, mis à sa disposition par le régime libyen, où se trouvaient également deux journalistes du Journal du dimanche qui venaient de réaliser une interview du colonel Kadhafi. Un contrôle de la douane a permis de trouver 1,5 million d'euros en liquide que détenait M. Takieddine.
Ce dernier a donc été placé en garde à vue, pour "manquements aux obligations déclaratives" et "suspicion de blanchiment". Il a été remis en liberté dimanche 6 mars au soir.
Parfois décrit comme proche de l'Elysée, Ziad Takieddine est au cœur des soupçons de rétrocommissions de l'affaire Karachi. Sa société a été employée dans deux affaires signées à l'époque, les contrats Agosta pour la vente de sous-marins, mais aussi Sawari II, pour des frégates à l'Arabie saoudite.
Il a aidé à faire transiter des fonds aux intermédiaires de ces ventes. La justice soupçonne une partie de cet argent d'être revenue en France et d'avoir servi au financement de la campagne d'Edouard Balladur en 1995.
Selon Lexpress.fr, Ziad Takieddine a été arrêté samedi 5 mars à l'aéroport du Bourget. L'homme, connu pour avoir été l'intermédiaire entre la France et le Pakistan pour les contrats Agosta de vente de sous-marins, à l'origine de l'affaire de Karachi, revenait de Libye.
Ziad Takieddine était à bord d'un appareil privé, mis à sa disposition par le régime libyen, où se trouvaient également deux journalistes du Journal du dimanche qui venaient de réaliser une interview du colonel Kadhafi. Un contrôle de la douane a permis de trouver 1,5 million d'euros en liquide que détenait M. Takieddine.
Ce dernier a donc été placé en garde à vue, pour "manquements aux obligations déclaratives" et "suspicion de blanchiment". Il a été remis en liberté dimanche 6 mars au soir.
Parfois décrit comme proche de l'Elysée, Ziad Takieddine est au cœur des soupçons de rétrocommissions de l'affaire Karachi. Sa société a été employée dans deux affaires signées à l'époque, les contrats Agosta pour la vente de sous-marins, mais aussi Sawari II, pour des frégates à l'Arabie saoudite.
Il a aidé à faire transiter des fonds aux intermédiaires de ces ventes. La justice soupçonne une partie de cet argent d'être revenue en France et d'avoir servi au financement de la campagne d'Edouard Balladur en 1995.
Étonnant récit d'un ex-porteur de valises de Balladur
Le Figaro, 07/03/2011
Entendu par la justice dans l'affaire Karachi, un ex-membre de l'Association de financement de la campagne de l'ex-premier ministre explique dans Le Parisien son travail au sein de la cellule de trésorerie et ses doutes quant à l'origine des fonds collectés.
C'est une nouvelle pierre jetée dans le jardin d'Édouard Balladur. Après le récit de René Galy-Dejean, trésorier de sa campagne présidentielle en 1995, un nouveau témoignage sème le doute sur la provenance de fonds versés à l'époque sur le compte de campagne de l'ex-premier ministre. C'est cette fois Alexandre Galdin (photo), ancien membre de l'Association de financement de la campagne d'Edouard Balladur (Aficeb), et donc proche collaborateur à l'époque de Galy-Dejean, qui raconte dans Le Parisien Dimanche son travail de «porteur de valises», selon le terme utilisé par le quotidien.
«Tous les trois jours environ, raconte cet homme, j'allais déposer de l'argent en liquide, dans une mallette, au Crédit du Nord». «En tout, entre le 13 mars et le 24 avril, j'ai dû procéder à 22 dépôts (...). Cela pouvait aller de 100.000 à 500.000 Francs maximum (15.000 à 75.000 euros environ)». Alexandre Galdin ajoute qu'il ne connaissait pas l'origine des fonds. «Je pensais alors qu'il s'agissait de fonds secrets de Matignon. Tout le monde, au QG, le subodorait», dit-il.
Au matin du 26 avril 1995, poursuit Galdin, «nos bureaux étaient recouverts de dizaines de hautes piles de billets de 500 F. «Qu'est-ce que c'est ?», ai-je demandé. La réponse qu'on m'a faite, en substance, c'était : «Ne pose pas de questions»». «Cette fois, le volume d'argent était tel que ce n'est pas une mallette mais une valise (…) que j'ai apportée à la banque», explique-t-il, estimant à «peut-être 3 millions de Francs», le montant de ce dépôt. Ce jour-là, le trésorier de la campagne Balladur, René Galy-Dejean, l'accompagnait à la banque, dit-il.
«Allégations infondées»
Entendu le 15 février comme témoin assisté par le juge van Ruymbeke, René Galy-Dejean avait de son côté fait état d'un dépôt en espèces de 3 millions de Francs le 26 avril 1995, selon son procès-verbal d'audition, cité par Le Monde et Médiapart. Il s'était en revanche affirmé incapable d'expliquer un versement de 7 millions de Francs en faveur du candidat battu en 1995. Au printemps 2010, le quotidien Libération avait fait état d'un document récapitulant un versement de 10 millions de Francs (1,5 million d'euros) au Crédit du Nord ce même 26 avril.
Édouard Balladur juge «parfaitement infondées» les allégations d'un financement politique occulte. Ses comptes de campagne ont d'ailleurs été validés par le Conseil constitutionnel. Dans Le Parisien, interrogé sur la possibilité que ces fonds importants proviennent de meetings ou de quêtes, comme l'a affirmé l'ex-premier ministre, Alexandre Galdin réfute : «C'était impossible. Les explications d'Édouard Balladur, à cet égard, sont évidemment mensongères».
Entendu par la justice dans l'affaire Karachi, un ex-membre de l'Association de financement de la campagne de l'ex-premier ministre explique dans Le Parisien son travail au sein de la cellule de trésorerie et ses doutes quant à l'origine des fonds collectés.
C'est une nouvelle pierre jetée dans le jardin d'Édouard Balladur. Après le récit de René Galy-Dejean, trésorier de sa campagne présidentielle en 1995, un nouveau témoignage sème le doute sur la provenance de fonds versés à l'époque sur le compte de campagne de l'ex-premier ministre. C'est cette fois Alexandre Galdin (photo), ancien membre de l'Association de financement de la campagne d'Edouard Balladur (Aficeb), et donc proche collaborateur à l'époque de Galy-Dejean, qui raconte dans Le Parisien Dimanche son travail de «porteur de valises», selon le terme utilisé par le quotidien.
«Tous les trois jours environ, raconte cet homme, j'allais déposer de l'argent en liquide, dans une mallette, au Crédit du Nord». «En tout, entre le 13 mars et le 24 avril, j'ai dû procéder à 22 dépôts (...). Cela pouvait aller de 100.000 à 500.000 Francs maximum (15.000 à 75.000 euros environ)». Alexandre Galdin ajoute qu'il ne connaissait pas l'origine des fonds. «Je pensais alors qu'il s'agissait de fonds secrets de Matignon. Tout le monde, au QG, le subodorait», dit-il.
Au matin du 26 avril 1995, poursuit Galdin, «nos bureaux étaient recouverts de dizaines de hautes piles de billets de 500 F. «Qu'est-ce que c'est ?», ai-je demandé. La réponse qu'on m'a faite, en substance, c'était : «Ne pose pas de questions»». «Cette fois, le volume d'argent était tel que ce n'est pas une mallette mais une valise (…) que j'ai apportée à la banque», explique-t-il, estimant à «peut-être 3 millions de Francs», le montant de ce dépôt. Ce jour-là, le trésorier de la campagne Balladur, René Galy-Dejean, l'accompagnait à la banque, dit-il.
«Allégations infondées»
Entendu le 15 février comme témoin assisté par le juge van Ruymbeke, René Galy-Dejean avait de son côté fait état d'un dépôt en espèces de 3 millions de Francs le 26 avril 1995, selon son procès-verbal d'audition, cité par Le Monde et Médiapart. Il s'était en revanche affirmé incapable d'expliquer un versement de 7 millions de Francs en faveur du candidat battu en 1995. Au printemps 2010, le quotidien Libération avait fait état d'un document récapitulant un versement de 10 millions de Francs (1,5 million d'euros) au Crédit du Nord ce même 26 avril.
Édouard Balladur juge «parfaitement infondées» les allégations d'un financement politique occulte. Ses comptes de campagne ont d'ailleurs été validés par le Conseil constitutionnel. Dans Le Parisien, interrogé sur la possibilité que ces fonds importants proviennent de meetings ou de quêtes, comme l'a affirmé l'ex-premier ministre, Alexandre Galdin réfute : «C'était impossible. Les explications d'Édouard Balladur, à cet égard, sont évidemment mensongères».
mardi 1 mars 2011
Justice: Gérard Longuet blanchi une quatrième fois
L'Express, 8 mars 2010
Un non-lieu a été rendu dans une affaire du financement frauduleux du parti Républicain de l'ancien ministre de l'Industrie. Gérard Longuet avait dû démissionner en 1994 en raison de ces poursuites.
Un juge d'instruction parisien a rendu un non-lieu en février au bénéfice de Gérard Longuet, ancien ministre de l'Industrie et actuel président du groupe UMP au Sénat, dans une affaire de présumé financement politique frauduleux, apprend-on auprès du parquet de Paris.
Cette décision, révélée par le Figaro.fr, met un terme à une instruction qui aura duré 15 ans, et qui visait notamment des dons en espèces au Parti républicain, composante de l'ancienne UDF et ex-parti de Gérard Longuet, ainsi qu'un financement jugé illicite des locaux parisiens de l'organisation.
Le juge d'instruction Jean-Marie d'Huy constate notamment que les faits tombent sous le coup d'une loi d'amnistie de 1990 concernant le financement politique, dit Le Figaro.
C'est la quatrième fois que Gérard Longuet, qui avait dû démissionner en 1994 du gouvernement Balladur en raison de ces poursuites, bénéficie d'une relaxe ou d'un non-lieu.
En 1998, il a été relaxé dans un dossier visant le financement de sa villa de Saint-Tropez.
En 2004, il a été relaxé d'une poursuite pour "recel d'abus de biens sociaux" visant une somme de 173 561 euros versée par le promoteur immobilier Cogedim à sa société Avenir 55, en 1989 et 1990, pour une prestation supposée fictive.
En 2005, il a été relaxé de l'accusation de participation à l'opération de corruption en marge de l'attribution de marchés de construction de lycées en Ile-de-France.
Une procédure trop longue pour Longuet
"C'est la fin d'une procédure qui aurait pu être traitée en un an", a dit Gérard Longuet au Figaro.fr. "Mon regret est d'avoir affaibli le candidat (à la présidentielle-NDLR) que je soutenais alors, Edouard Balladur, et de ne pas avoir pu le servir."
"Je suis un cas dans la vie politique française. Des responsables des autres partis ont connu des condamnations. Ce n'est pas mon cas. J'ai eu des difficultés mais je n'ai jamais subi d'autres attaques définitives que celles des médias", a-t-il ajouté.
Un non-lieu a été rendu dans une affaire du financement frauduleux du parti Républicain de l'ancien ministre de l'Industrie. Gérard Longuet avait dû démissionner en 1994 en raison de ces poursuites.
Un juge d'instruction parisien a rendu un non-lieu en février au bénéfice de Gérard Longuet, ancien ministre de l'Industrie et actuel président du groupe UMP au Sénat, dans une affaire de présumé financement politique frauduleux, apprend-on auprès du parquet de Paris.
Cette décision, révélée par le Figaro.fr, met un terme à une instruction qui aura duré 15 ans, et qui visait notamment des dons en espèces au Parti républicain, composante de l'ancienne UDF et ex-parti de Gérard Longuet, ainsi qu'un financement jugé illicite des locaux parisiens de l'organisation.
Le juge d'instruction Jean-Marie d'Huy constate notamment que les faits tombent sous le coup d'une loi d'amnistie de 1990 concernant le financement politique, dit Le Figaro.
C'est la quatrième fois que Gérard Longuet, qui avait dû démissionner en 1994 du gouvernement Balladur en raison de ces poursuites, bénéficie d'une relaxe ou d'un non-lieu.
En 1998, il a été relaxé dans un dossier visant le financement de sa villa de Saint-Tropez.
En 2004, il a été relaxé d'une poursuite pour "recel d'abus de biens sociaux" visant une somme de 173 561 euros versée par le promoteur immobilier Cogedim à sa société Avenir 55, en 1989 et 1990, pour une prestation supposée fictive.
En 2005, il a été relaxé de l'accusation de participation à l'opération de corruption en marge de l'attribution de marchés de construction de lycées en Ile-de-France.
Une procédure trop longue pour Longuet
"C'est la fin d'une procédure qui aurait pu être traitée en un an", a dit Gérard Longuet au Figaro.fr. "Mon regret est d'avoir affaibli le candidat (à la présidentielle-NDLR) que je soutenais alors, Edouard Balladur, et de ne pas avoir pu le servir."
"Je suis un cas dans la vie politique française. Des responsables des autres partis ont connu des condamnations. Ce n'est pas mon cas. J'ai eu des difficultés mais je n'ai jamais subi d'autres attaques définitives que celles des médias", a-t-il ajouté.
A peine nommé, Longuet est déja inquiété par la justice
L'Express, 1er mars 2010
Le juge Van Ruymbeke qui enquête sur l'attentat de Karachi, pourrait prochainement auditionner le nouveau ministre de la Défense, comme le souhaite l'avocat des parties civiles.
Deux jours à peine après sa nomination, Gérard Longuet pourrait être convoqué par le juge Van Ruymbeke.
C'est en tout cas la volonté d'Olivier Morice, l'avocat des parties civiles dans l'affaire de Karachi, qui va en faire la demande auprès du juge d'instruction.
En février, le juge Van Ruymbeke a obtenu le versement au dossier de la procédure dite du "Fondo". Cette affaire concerne le financement du Parti républicain (PR) et notamment de son siège.
Après des années de procédure, Gérard Longuet avait finalement été relaxé dans cette affaire en 2010.
Par ailleurs, le juge Van Ruymbeke a auditionné le 15 février 2011 l'ancien député-maire du 15e arrondissement de Paris, Réné Galy-Dejean, qui était le trésorier de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur.
Devant le juge d'instruction, il a été incapable d'expliquer la provenance d'un versement en espèces de 7 millions d'euros sur le compte de campagne de l'ancien Premier ministre.
Il a assuré au juge Van Ruymbeke, être "incapable de vous dire d'où vient cet argent que je n'ai pas déposé".
Le juge Van Ruymbeke qui enquête sur l'attentat de Karachi, pourrait prochainement auditionner le nouveau ministre de la Défense, comme le souhaite l'avocat des parties civiles.
Deux jours à peine après sa nomination, Gérard Longuet pourrait être convoqué par le juge Van Ruymbeke.
C'est en tout cas la volonté d'Olivier Morice, l'avocat des parties civiles dans l'affaire de Karachi, qui va en faire la demande auprès du juge d'instruction.
En février, le juge Van Ruymbeke a obtenu le versement au dossier de la procédure dite du "Fondo". Cette affaire concerne le financement du Parti républicain (PR) et notamment de son siège.
Après des années de procédure, Gérard Longuet avait finalement été relaxé dans cette affaire en 2010.
Par ailleurs, le juge Van Ruymbeke a auditionné le 15 février 2011 l'ancien député-maire du 15e arrondissement de Paris, Réné Galy-Dejean, qui était le trésorier de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur.
Devant le juge d'instruction, il a été incapable d'expliquer la provenance d'un versement en espèces de 7 millions d'euros sur le compte de campagne de l'ancien Premier ministre.
Il a assuré au juge Van Ruymbeke, être "incapable de vous dire d'où vient cet argent que je n'ai pas déposé".
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